mercredi 16 septembre 2015

Mademois'Hell Aspho

Vous a-t-on dit combien vous ressembliez
A ces nymphes à moitié nues qui, nageant
Dans le bassin-aux-oiseaux, sans se méfier,
Attisent l'ardeur de quelques galants ?

Vous rougissez et pourtant ne devriez !
La nature devrait se parer de miroirs
Sur tous les chemins que vous arpentez
Afin que vous puissiez par vous-même le voir.

Votre sourire à ses propres mots,
Et nos yeux leurs répondent avec émoi.
Ah ! Comprenez, ma si tendre Aspho
Qu'il m'est difficile de ne pas avouer cela !

De votre blanche gorge à votre corsage
Se dessine un véritable chemin de croix
Quand mes mains esquissent en un mirage
La caresse que je vois et qui n'existe pas !

Lorsque mon regard ne croise pas vos verts iris,
J'erre en vain dans la plaine des Asphodèles,
Vous imaginant l'infernale enfant de Thétis !
Je rêve, je fantasme, mais ces rêves sont mes ailes !

Je vous rêve, oui, je vous rêve...

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