lundi 6 juillet 2015

Sunt lacrymae rerum

Je ne sais plus rimer.
  Ma plume a démissionné
    Et l'encre en pleurant,
      fait tomber trop de pluie sur le pigment.

        Les mots se perdent. 

Que reste t-il de ces amours ?
  J'ai tant aimé que je ne sais
    si j'ai vraiment jamais aimé...

J'ai adoré. 
[Beaucoup]. 

J'ai soupiré et tant saigné...
    Puis j'ai oublié [un peu].
      Au nom du Coeur.
                                    Par espoir.
                                                     Je crois.
                                                     Pour mon coeur oui, en tout cas.

Pour qu'un jour peut-être,
    je l'entende battre contre le tien.
[le songe est un refuge]

Dis moi que tu m'aimes, ô tragique comédien !
Dis-le moi avant la faux..  

Tes bras manquent à mon sommeil
  et, depuis l'absence,
    si tu savais comme j'ai froid !


+ + + + + +


1 commentaire:

  1. J'aime la forme de ce texte, ses suspensions, ses parenthèses. Le fond est un douloureux constat mais tous les poètes tu le sais connaissent les affres et les peurs de ne plus pouvoir écrire...J'ai confiance en ta plume. Elle saura retrouver l'objet d'un désir. Peut être ressens-tu cela parce que justement tu t es trop tournée vers les autres ces derniers temps avec tes activités et l écriture a besoin qu'on soit égoïste...Ether

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